L’apiculture.

Il existe différentes types d’apicultures en fonction de la région, de l’apiculteur et du but recherché.

Apiculture conventionnelle

But : Production de miel, de propolis, de gelée royale, de cire, de reine et de colonie d’abeilles

Intervention : Selon un cahier des charges défini

Apiculteur : Professionnel

Nombre de ruches : 15 ou plus (parfois plusieurs centaines)

Type de ruche : Dadant ou ruche Suisse

Apiculture « écologique* » ou « naturelle* »

But : Loisir et petite production de miel, de propolis et de cire.

Intervention : Selon méthode personnelle

Apiculteur : Amateur

Nombre de ruches : Jusqu’à 14 (Considéré comme loisir en Suisse avant la catégorie pro)

Type de ruche : Dadant, Warré, Langstroth, Kenyanne, ou autre

Apiculture de biodiversité

But : Accueil de colonie d’abeilles pour favoriser la pollenisation.

Intervention : Sans ou très peu

Apiculteur : Amateur

Nombre de ruches : Entre 1 et 5 (En fonction de l’espace disponible)

Type de ruche : Warré, tronc, paille ou autre

*Les termes utilisé sont trompeurs, la plupart des apiculteurs professionnels ont une approche écologique. L’apiculture naturelle consiste à laisser les abeilles effectuer des construction naturelles sans cire gaufrée, de là à en faire une catégorie d’apiculture… Et quand on mélange cire gaufrée et construction naturelle c’est quoi l’étiquette ? Le vocabulaire tient plus d’un effet de mode que d’une description de la méthode.

Il existe d’autres alternatives, la conduite des ruches reste souple et chaque apiculteur peut choisir la méthode qui lui convient voir mélanger les différentes techniques sur un même rucher.

Pour ma part, je souhaite avant tout avoir des abeilles et également récolter un peu de miel. Je veux des abeilles nourries au miel et au pollen et autant que possible éviter de leur donner du sucre mais je ne vais pas les laisser mourir de faim si je vois qu’elles manquent de réserves. Ni me priver de les stimuler un peu lors d’un démarrage. Autant que possible, je privilégie les constructions naturelles pour le miel et là aussi je déroge à la règle quand il s’agit d’obtenir rapidement quelques cadres pour le couvain d’ouvrières en utilisant des cires gaufrées. J’emprunte des techniques de partout pour trouver l’apiculture qui me convient. Le format Warré me permet de m’approcher d’une apiculture « écologique ». Tout en suivant des méthodes de l’apiculture de biodiversité en attirant les pseudo-scorpions par exemple. Ainsi que de l’apiculture conventionnel avec entre autre l’utilisation de cadres. Le poids des hausses n’est pas non plus étranger à mon choix, je développe des ruches horizontales pour préserver mon dos.

Pour les soins, je privilégie l’utilisation d’huiles essentielles, de plantes médicinales et de nourrissement au miel. Je n’exclus pas les produits comme l’acide formique en cas de forte invasion de varroas mais jusque là j’ai constaté une bonne efficacité de mon traitement. J’ai aussi remarqué comme les abeilles réagissent négativement quand j’utilise l’acide, quelques gouttes d’huiles essentielles sont bien mieux tolérées. Attention toutefois au mode d’administration, il faut veiller à la température de diffusion ou à l’incorporer correctement dans un sirop ou un candy pour un usage interne et bien sur respecter le dosage. En tant que débutant, je me garde bien de donner des recettes qui sortent des conventions, je vous renvoi à la page « Informations pratiques » ou vous trouverez de la documentation plus pertinente.

Je rencontre un univers fascinant qui me réserve encore un million de découvertes et j’ai tout à apprendre. Chaque contact avec les abeilles me conforte dans mon savoir ou me démontre mon ignorance, c’est extrêmement stimulant. Gratitude aux abeilles d’exister et de me permettre de les approcher.